Un soir de janvier oĂč Paris, the City of Light, a pris tout son sens


Encore une belle surprise en ce dĂ©but d’annĂ©e.

Elle est venue rĂ©pandre sa LumiĂšre Ă  Paris. Et par la mĂȘme occasion m’en donner un peu. Un bout de sagesse, un bout de sa sagesse. Elle, c’est, appelons-la, “Lady C.”, et ce soir-lĂ , elle a donnĂ© tout son sens pour moi au surnom de “ma” ville : Paris, Ville LumiĂšre.

Il faut croire que Paris est LumiĂšre. Elle en donne, elle rayonne, comme elle en reçoit ; oui Paris attire la LumiĂšre. Paris a donc attirĂ© Lady C en janvier dernier. Par ailleurs, j’ai entendu dire que cette rĂ©putation de la capitale remonte au 17Ăšme siĂšcle, et qu’elle nous vient de ses visiteurs, des Français d’autres rĂ©gions et des Ă©trangers.

En parlant d’étrangers, revenons-en Ă  Lady C, elle qui est de Los-Angeles, est un phĂ©nomĂšne, une star Ă  l’image de sa ville, brillante. Elle est venue apporter son Ă©nergie, sa bienveillance et sa vision. Lorsqu’elle partage sa LumiĂšre, c’est en grand, avec gĂ©nĂ©rositĂ©, sans retenue, cela fait des Ă©tincelles.

Nos conversations ont de la profondeur, de l’Ă©clat. Nous nous Ă©tions rencontrĂ©es dans d’autres lieux de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, alors qu’elle vivait Ă  Washington ; de plus, 3 annĂ©es nous ont « sĂ©parĂ©es », pour finalement nous reconnecter – jamais par hasard, je n’y crois pas – comme la premiĂšre fois que nos chemins se sont croisĂ©s. Il lui a suffi d’ĂȘtre de passage en France, il n’était pas prĂ©vu qu’elle vienne Ă  Paris, et pourtant
le destin s’est occupĂ© du reste.

Je ne peux dĂ©crire davantage cette expĂ©rience, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la puissance de cette connexion avec nos amis malgrĂ© la distance, le contraste avec certaines personnes proches physiquement qui nous semblent si loin, je ne peux que me contenter de souligner Ă  quel point ces Ă©vĂ©nements nous permettent de naviguer cet ocĂ©an d’émotions pour arriver Ă  destination, les pĂ©riodes de crise existentielle, d’apporter du sens Ă  notre vie, d’y voir plus clair sur nous-mĂȘmes.

 


et c’est ainsi, que Lady C reçut la LumiĂšre – je la vis Ă©merveillĂ©e, Ă©blouie par Paris – autant qu’elle m’ (nous) en donna.

 

Photo NadĂšge L. : “Shadow and Light, the whole self”. Je dĂ©couvre les parties les plus sombres, les parties cachĂ©es, masquĂ©es, effrayantes! Volontairement mises Ă  l’ombre. Couvertes, Ă©teintes, invisibles, parfois moches. Celles qu’on veut taire. Exploratrice de ces “tĂ©nĂšbres”. Courageuse (!) Exploratrice de mes tĂ©nĂšbres. VulnĂ©rable. Humaine. ❀

6 Ă©tapes pour soutenir une amie moralement

Cela faisait trĂšs longtemps que je souhaitais commencer Ă  Ă©crire sur ce sujet.

Étant une femme moi-mĂȘme, Ă©tant tout simplement humaine en fait, j’ai traversĂ© des pĂ©riodes difficiles Ă©motionnellement et quand cela arrive, quand bien mĂȘme on refuse de (se) l’avouer, le soutien est nĂ©cessaire, mais Ă  condition qu’il soit appropriĂ©. Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que les choses se corsent.

Quand je passe par ces moments de doute, de tristesse, de dĂ©sarroi, j’ai toujours besoin de me tourner vers mes semblables. Quoi de plus normal! Je vais chercher du soutien auprĂšs de nous, femmes, parce qu’on se comprend, on se ressemble. Mais quelle a Ă©tĂ© ma surprise de nombreuses fois de constater la façon dont sont reçues ces Ă©motions. Bien souvent, je me suis retrouvĂ©e Ă  regretter de les avoir partagĂ©es ou Ă  vouloir les gĂ©rer moi-mĂȘme. Autrement dit, Ă  me “fermer” aux autres. J’Ă©tais venue puiser de l’Ă©nergie fĂ©minine, et je me suis retrouvĂ©e face Ă  des solutions.

Ce qui m’a amenĂ©e Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  ce que je pouvais faire, moi, dans une situation inversĂ©e, pour ne pas bloquer une amie qui va mal mais rĂ©ellement lui procurer un certain soulagement et lui donner l’envie de se confier Ă  l’avenir. Par exemple dans le cadre de relations amoureuses.

Car oui, un triste constat…je pense que sans s’en rendre compte, on est de plus en plus dĂ©connectĂ©es et dĂ©pourvues de notre Ă©nergie et nos relations entre nous – entre autres – en pĂątissent.

  1. Trouver un moment oĂč je suis entiĂšrement disponible et attentive. Cela semble Ă©vident, et pourtant, on se surprend souvent Ă  discuter de choses sĂ©rieuses avec nos amies au cours d’une soirĂ©e multitĂąches : mauvaise idĂ©e. On a tous beaucoup Ă  faire, oĂč parfois on n’est tout simplement pas disposĂ©. Ceci Ă©tant dit, si mon amie/sƓur/cousine va mal, elle mĂ©rite toute mon attention. Je ne peux pas dans l’immĂ©diat, je reviens vers elle dans les 2 jours maximum; au-delĂ , elle pensera qu’elle ne compte pas. Entre deux tĂąches, elle ressentira l’impatience. Rien de pire pour quelqu’un qui cherche Ă  se confier…
  2. Écouter activement. Une fois que j’ai “fait de la place” pour accueillir mon amie, recevoir pleinement sa peine, j’Ă©coute, et j’Ă©coute surtout. Je pratique 90% d’Ă©coute, les 10% demeurant sont rĂ©servĂ©s Ă  dire que j’Ă©coute, c’est-Ă -dire : “je t’Ă©coute/je t’entends/oui, je suis lĂ ”, rĂ©pĂ©ter pour ĂȘtre certaine d’avoir bien compris, dire “je comprends/je ne comprends pas, explique-moi ça”, affirmer lorsque je suis d’accord, reformuler son sentiment/Ă©motion/ressenti, poser des questions, voire encore raconter des situations similaires vĂ©cues (j’utilise la carte “success story (ou pas)” avec parcimonie, j’essaye de limiter ces histoires car il y a un risque de dĂ©tourner l’attention sur soi ou d’autres personnes ou d’accentuer/d’affecter certaines Ă©motions).
  3. S’abstenir de juger. C’est plus vite arrivĂ© et sorti de notre bouche qu’on ne le pense. Une des Ă©tapes les plus dures Ă  respecter. Je me dis qu’on a chacune nos sensibilitĂ©s et forces. Si je dis “tu te mets dans des Ă©tats pareils pour ça?!/tu ne crois pas que tu exagĂšres lĂ ?/tu ne vas pas te mettre dans des Ă©tats pareils pour si peu/tu es folle de penser ça/mais non, ce n’est pas ça”, je sais que je m’exprime de mon point de vue, que je vois la situation de lĂ  oĂč je suis (ma perspective), et que j’oublie que j’ai une autre personne en face de moi, qui ne rĂ©agit pas de la mĂȘme façon, qui a ses propres peurs et faiblesses, et qui, plus important encore, est en train de ressentir donc d’honorer ses propres Ă©motions. Je ne dois pas intervenir ici pour dire ce que cette personne devrait ou ne devrait pas ressentir. Cela lui “appartient”.
  4. Dans le mĂȘme esprit, rĂ©sister Ă  vouloir donner/apporter des solutions! Insupportable de nous voir/entendre souffrir, on doit rĂ©soudre, sinon on est inefficaces. Cette obligation de rĂ©sultat, immĂ©diate, dans l’instant, quand il s’agit du monde Ă©motionnel, trĂšs compliquĂ© Ă  mon sens. Je laisse cela aux hommes, ils le font trĂšs souvent, trĂšs bien. En tout cas, j’ai remarquĂ© que lorsque j’ai besoin de me confier, je ne viens pas chercher une solution ou une rĂ©ponse directement, mais du rĂ©confort et de la comprĂ©hension d’abord (cf. 2), ce que la plupart d’entre nous recherche.
  5. Ne pas bousculer. “Allez, allez, viens on s’arrache, y’a une soirĂ©e dĂ©guisĂ©e chez ma cousine/ sors de chez toi, vas t’amuser/change toi les idĂ©es”avec insistance, c’est lourd, et ça peut renforcer le mal ĂȘtre “je devrais ĂȘtre en train de m’Ă©clater mais je suis triste”. Il faut “fuir”, il faut! Non ou pas forcĂ©ment. Mon amie sait au moment oĂč elle veut me parler qu’il y a un tas d’opportunitĂ©s pour soulager sa peine, visiblement son besoin est prĂ©cisĂ©ment de me parler et pas de dĂ©vier sur une autre activitĂ©, Ă  moins qu’elle ne le demande. Je peux proposer une activitĂ© mais je respecte, je ne force pas. Elle peut penser dans le cas contraire “tu ne respectes pas mon Ă©tat, tu n’as pas compris que je ne vais pas bien”.
  6. Rappeler sa prĂ©sence pendant et aprĂšs l’Ă©change. ClichĂ©, nĂ©anmoins le simple et fameux “je suis lĂ /je suis lĂ , si tu as besoin” est d’or. Pas terrible comme comparaison mais l’idĂ©e est la mĂȘme que dans le cadre d’une relation client: je relance pour savoir oĂč elle en est dans ce processus (car oui, c’est une phase de turbulences Ă  traverser). Si je veux entretenir ma relation, mon lien, ĂȘtre certaine qu’elle reviendra vers moi, conclure un “contrat de confiance”; je maintiens le contact et je m’assure, du moins je mets tout en Ɠuvre pour que son expĂ©rience avec moi soit positive.

VoilĂ , 6 pratiques que je m’efforce d’honorer pour soutenir une amie, en gardant Ă  l’esprit que le fil conducteur c’est d’instaurer/maintenir la confiance, en passant par le respect de ce qu’elle ressent pour l’aider Ă  affronter ses Ă©motions. Je sais aussi qu’en faisant cela, je m’autorise Ă  me confier Ă  elle tout autant, en lui communiquant mes propres codes (ceux-lĂ ): je lui donne les clefs pour comprendre comment j’aimerais ĂȘtre soutenue.

Et vous les filles, comment faites-vous pour soutenir vos amies dans les pĂ©riodes difficiles? Je serais ravie de connaĂźtre vos mĂ©thodes dans les commentaires 🙂